Roc Cornafion (enfin presque!)

A 23m près c’est juste pour chipoter ^^ Drôle de départ dans la brume à la Conversaria et son centre de vacances abandonné: fenêtres murées, tags, jardin d’enfants délabré ça fait bizarre de voir ça en montagne! Montée sous le regard des chamois qui jouent sur les falaises. Sous le Roc Cornafion, de petites grottes exhibent de belles stalactites et surtout de grandes stalagmites de plus d’un mètre. Moins pérennes que leurs cousines de calcaires ces formations glacées sont fascinantes. La mer de nuage est belle vue de l’épaule, mais pourquoi ne pas monter en haut du couloir Nord? L’étroiture (1,2m) ne se skie pas, je laisse le matos à cet endroit et poursuit à pieds. Ce passage raide ajoute à cette rando d’initiation un peu de piment! Descente dans une belle neige jusqu’en bas de la combe de Chaulange, ensuite c’est un peu boardercross sur le chemin de montée. La mer de nuages est toujours là, Grenoble restera sous la couette et en alerte pollution (depuis 7j déjà).

Stalagmites

Stalagmites

Drôle de départ!

Drôle de départ!

Epines de givre

Epines de givre

Île à l'horizon!

Île à l'horizon!

Un guetteur

Un guetteur

Maman chamois et son petit avancent vite malgré la poudreuse

Maman chamois et son petit avancent vite malgré la poudreuse

Groupe jouant sur les crêtes

Groupe jouant sur les crêtes

Cirque dominant la combe de Chaulange

Cirque dominant la combe de Chaulange

Pénitents de glace

Pénitents de glace

Un autre monde

Un autre monde

Jeu de reflets

Jeu de reflets

Aileron de glace

Aileron de glace

Muraille vercorine

Muraille vercorine

Vinchy dans le court mais raide couloir Nord

Vinchy dans le court mais raide couloir Nord

Belle enfilade vers le mont Aiguille et mer sur le Triève

Belle enfilade vers le mont Aiguille et mer sur le Triève

Stratus à perte d'horizon au Nord

Stratus à perte d'horizon au Nord

Le chanteur et le skieur

Le chanteur et le skieur

StalagmitesDrôle de départ!Epines de givreÎle à l'horizon!Un guetteurMaman chamois et son petit avancent vite malgré la poudreuseGroupe jouant sur les crêtesCirque dominant la combe de ChaulangePénitents de glaceUn autre mondeJeu de refletsAileron de glaceMuraille vercorineVinchy dans le court mais raide couloir NordBelle enfilade vers le mont Aiguille et mer sur le TrièveStratus à perte d'horizon au NordLe chanteur et le skieur

Tête des Chaudières

Une montée agréable, une belle vue, quelques bons virages puis c’est un peu la galère dans la forêt. Les skis s’enfoncent dans le lourd manteau neigeux et les trajectoires deviennent plus ou moins aléatoires! Les arbres souvent rapprochés ne facilitent pas une progression rapide d’autant que nous optons pour une traversée intégrale de la forêt pour finalement rejoindre les pistes de ski de fond du Bruchet.

La tête des Chaudières à droite

La tête des Chaudières à droite

Ambiance de montée

Ambiance de montée

Belle neige en haut

Belle neige en haut

La barrière Est du Vercors

La barrière Est du Vercors

Ambiance forestière à la descente

Ambiance forestière à la descente

La tête des Chaudières à droiteAmbiance de montéeBelle neige en hautLa barrière Est du VercorsAmbiance forestière à la descente

Traversée du Vercors

ou l’aventure aux portes de la maison!

C’est décidé demain on part! Créneau météo ok, sacs bouclés (la pesée relèvera 20,4 et 18kg, aie!)… tout est prêt. Départ de l’appart pour une marche jusqu’à la gare pour rejoindre St Nizier en Moucherotte en car. La véritable marche commence: le sentier s’éloigne rapidement du village et gagne les crêtes. La montée est fastidieuse avec le poids du sac, mais il y a souvent de quoi faire une pause: photo, animaux ou fleurs inconnues! Mais pourquoi cette traversée tient? Tout d’abord, à cause de la fascination de cette barrière Est qui parait presque infranchissable vue depuis la RN75 que j’emprunte très régulièrement…Ensuite pour le Vercors lui même: son histoire, le parc régional, son caractère unique. Enfin on tente la traversée pour se tester! Vais-je tenir le coup? L’organisation sera-t-elle au point?  Ces questions on se les poses au début puis, ensuite, on n’y pense plus! Le but est de profiter de l’instant présent d’autant que dans une traversée on ne passe qu’une fois au même endroit! Si si!

Le 1er jour est difficile à cause du poids du sac mais sinon tout c’est bien déroulé: le Moucherotte atteint nous avons longé les crêtes jusqu’au pic St Michel et bivouaqué au col de l’Arc. Le petit doute c’était la source du berger: et ce fut difficile de la localiser. Même avec la position sur la carte et les photos vue sur le web le temps file très vite et bien 30min sont perdues. Ensuite il faut trouver un moyen de récupérer la précieuse eau qui coule entre les cailloux et on reperd 30min pour remplir 2 poches à eau (6L).

La présence des sources sur le vercors est rare et leur débit incertains! Ne pas se fier aux sources indiquées sur la carte mais bien se renseigner sur le site du parc. Les forums sont également bien utiles pour la localisation de ces points d’eau vitaux. Pour notre traversée ce sont elles qui ont orientées notre itinéraire.

Le jour 2 témoigne bien de la difficulté de trouver de l’eau: après une loooooongue traversée flanc Est vers le col Vert (plus une belle montée au Roc Cornafion) nous arrivons asséchés devant un captage clos, noté source. Un coup de chaud plus tard et avec 200m de dénivelé en plus nous repartons péniblement vers le pas de l’Oeille. Arrêt au point côté 1713m avec une “source” qui ne sert qu’à étancher la soif des insectes mais permettra une toilette au gant.

Le jour 3 démarre avec du retard sur le programme. Il faudra changer notre plan de route et faire encore plus attention à l’eau. Les animaux sont partout: chamois, bouquetins, marmottes et même un lagopède nous accompagnent. La descente du pas de l’Oeillle est délicate avec les gros sacs, je ne la conseillerai pas! La longue traversée plate sous le groupe de la Moucherolle est bienvenue! Pause à la fontaine des Sarrasins ou une belle pierre est venue s’écraser à 2m de moi… Nous ferons halte à l’abri de la Peyrouse qui fait uniquement office d’abri: ni eau, ni poêle mais un cadre majestueux. Prévoir plusieurs tapettes à souris pour passer une bonne nuit.

Le jour 4, c’est le jour où il faut regagner les plateaux et donc franchir la barrière Est. Pour ce faire je choisi le Pas de Serre-Brion à la réputation d’être un des plus beaux du Vercors. Nous confirmons: à la fraiche, avec le levé du soleil c’est exceptionnel! Attention: le sentier est (très?) aérien, les bouquetins envois des pavés du haut des cathédrales de calcaire et le couloir final n’est pas aisé! Avec soulagement nous nous retrouvons au pas. La descente hors sentier vers le GR91 se fait bien. Le hic c’est que l’eau manque et la marche jusqu’à la fontaine du Playe interminable! Le plein d’eau et de forces nous gagnons le pas des Bachassons.

Peu de monde rencontré! Est-ce la date? L’itinéraire? Nous croiserons environ 5 pers par jour. En tout cas ça préserve le côté sauvage même sur les portions de GTV (Grande Traversée du Vercors) utilisées par les trekkeurs.

Le jour 5 ça doit “dérouler” d’abord jusqu’au pas de l’aiguille puis le vallon de Combau avant de remonter au dessus du col de Menée. Paysages de toute beauuuuté et grands espaces surtout lorsqu’on perd le fil et tente de couper pour rejoindre un hypothétique chemin en pointillé noir sur la carte… Cette zone est très paumatoire, il est déconseillé de s’y aventurer par temps de brouillard et le GPS prend tout son sens. Les chemins sont peu ou pas tracés et il faut chercher les cairns. Étrangement le chemin sera bien marqué sur la crête de la grande Leirie qui mène à Menée alors que rien n’est présent sur la carte.

Le jour 6 commence quelques heures trop tôt… à 3:32 exactement moment ou un grain arrive du Sud avec quelques beaux flashs et grondements à la clé. N’aimant pas du tout être sur un col exposé, la première accalmie est utilisée pour ranger le campement et descendre finir la nuit à proximité du tunnel… au cas où! Finalement peu d’orage mais une petite pluie qui tombe par intermittence. Au moins il fait frai! Difficulté du jour: les troupeaux et leurs patous! Moins sympa que dans Belle et Sébastien il n’hésitent pas à grogner et nous aboyer copieusement alors que la source du col de Jiboui nous tendait les bras… Nous resterons sec de l’intérieur. Des grondements, flashs et une vent fort nous dissuadent de passer par le Jocou pour rejoindre Lus. Nous descendrons de la crête au plus vite et rejoindrons St Maurice en Triève. Fin de la marche!

Au final une bien belle traversée d’environ 85km et pas loin de 5000m de dénivelé positif. Les sacs étaient bien lourds mais nous n’avons manqué de rien et l’autonomie totale permet d’improviser la trace en direct, un luxe! Le tracé initial ne prenait pas assez en compte le poids du sac qui nous ralentit fortement et limite le dénivelé. Là, nous avons marché environ 15,5km par jour et c’est déjà beaucoup. Attention à prévoir des délais supplémentaires dans les zones “délicates” ex: traversée Cols Arc – Vert, ou Pas de l’Oeille, c’est qu’on est facilement déséquilibré à cause des sacs et du coup c’est long… Pour l’eau je savais que ce serait problématique: on a eut soif 2 fois quelques heures, c’est pas marrant c’est sûr, mais difficile de faire mieux ou alors prendre des bonbonnes d’eau de 5L… La tente m’a parue indispensable: nuage et bruine le 1er soir, vents les autres nuits, insectes et autres arachnides aux bivouacs proches des zones un peu plus humides. Les cabanes existes mais j’ai passé ma plus mauvaise nuit à Lapeyrouse à cause des rongeurs… Niveau surprises: une semelle qui se détache dès le premier jour, peu ou pas d’ampoules (vive les chaussettes en laine!), état de forme qui s’améliore les jours 4, 5 et 6 avec le sac qui se vide. Une expérience concluante et à exporter à d’autres massifs!

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